( 30 décembre, 2014 )

Bonjour à vous !

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Les mots ne sont rien quand ils restent figés sur un papier ou dans la tête. Ils peuvent être de la fête, si quelques copains se lancent dans une aventure musicale pour sublimer une soirée.

 

( 18 décembre, 2015 )

Nyala

( 31 octobre, 2015 )

Sur le chemin des mots dits

Couverture

Une petite pub en passant !

Un voyage en poésie qui nous transporte dans des univers éloignés,

Avec pourtant au centre de chaque texte, l’omniprésence de l’homme.

Qu’il soit victime ou coupable, amoureux ou …

… Il traverse ici la pire de ses épreuves ; la vie !

144 pages

51 textes à caractère poétique

1 nouvelle

Sur le chemin des mots dits

http://www.lulu.com/shop/patrick-petit/sur-le-chemin-des-mots-dits/paperback/product-22419977.html

Bibliothèque nationale de France

http://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000234572&titre_livre=Sur_le_chemin_des_mots_dits

 

 

 

 

 

( 29 octobre, 2015 )

Calé à Calais !

Calé à Calais

 

 

 

Comme ce vieux gréement français

Calé pour longtemps sur le quai

Tu respires les embruns du Channel

Sans jamais voir le bout du tunnel

 

Tu es de partout, même Soudanais

A rêver de thé chaud chez l’anglais

Mais le café remord reste français

En classe confort made in Calais

 

Des terres brûlées te faire la belle

Des guerres saintes ou bien rebelles

T’enfuir chez un parent moins cruel

Père en seconde langue, maternelle

 

Comme ce vieux gréement français

Calé pour longtemps sur le quai

Tu respires les embruns du Channel

Sans jamais voir le bout du tunnel

 

Tous ces risques et tous ces dangers

Pour espérer un jour boire la liberté

Ce fou parcours entre passeurs futés

Montagnes, savane et Méditerranée

 

Ce si bel hexagone tu veux quitter

Quel dommage de ne pas y rester

Apprendre le soudanais on est prêt

Peut-être même l’anglais, s’il fallait !

 

Comme ce vieux gréement français

Calé pour longtemps sur le quai

Tu respires les embruns du Channel

Sans jamais voir le bout du tunnel

 

( 8 octobre, 2015 )

SHOAH

On dit parfois dans nos si fières campagnes

Que l’on donnerait plus facilement l’endroit

Où se trouvent de pauvres gens d’infortune

Plutôt que dévoiler son coin à champignons

Mais ce n’est qu’un on dit !

 

Shoah

 

Etoile jaune pour costume

Donné par mes voisins

D’un palier sans teint

Promesse d’un voyage offert

Première classe vers l’enfer

Aller simple, dix de der

 

Ma peau craque sur les os

De faim, de froid

Et le bâton du kapo

 

Coiffeur de métier

J’ai rasé ma mère, l’ai rassurée

Et mon épouse, sans craquer

Sur le palier des voisins

On ne sait qui est ailleurs

De ce posthume festin

 

Ma peau pleure sur les os

Destin qui fait froid

Et le bâton du kapo

 

Sur le palier des voisins

On ne sait qui est le tailleur

De ce costume défunt

Une étoile jaune s’éteint

De froid, de faim

Sous le maton du destin

 

Ma peau craque sur les os

De faim, de froid

Et le bâton du kapo

 

Détail d’histoire pour les uns

Et d’autres prennent ce train

Ce convoi vers un avenir vain

Privé de couleurs et d’odeurs

La crise offre aux urnes bon dos

Frise funeste vers quel eldorado

 

Ma peau craque …

 

 

( 24 août, 2015 )

TANGO

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Tango

Tangue fort ce bateau
Tangue sur les flots
Tango
A fond de cale haine
Profond mal déchaîne
Tango, tango

Route des âmes en peine
En pleine merci de reines
Tango
L’Argentine est lointaine
Mais ne garde que dents saines
Tango, tango

Tu ne le sais pas encore
Mais il viendra de ton corps
Tango
Tu saignes ton continent
Et ton noir avenir se répand
Tango, tango

Ici et ailleurs aussi tu danses
Ou alors chantes l’immense
Tango
De l’infortune d’un temps fort
D’une Afrique sous mauvais sort
Tango, tango

L’éveil au temps se fera long
Le conquistador est moribond
Tango
Traverse le temps et déchaîne
Liberté d’une danse de peine
Tango, tango

Sur les haines du front d’histoires
Blanche est ta peau, sang rouge
Tango
Percée, l’âme baigne, l’enfant rêve
Au blanc qui berce les nuits noires
Tango, tango !!!

Un continent éclaté en sourires
Sous les vents passés du pire
Tango
Tu n’es l’esclave que de bonheur
Tes pas, avancent tes couleurs
Tango, tango …

Hier tu étais noir, aujourd’hui black
Hier c’était hier, il faisait sombre terre
Tango
Aujourd’hui, il fait plus clair, l’ombre
S’invente en tous désespoirs, il fait noir !

Tango, tango !!!

( 25 janvier, 2015 )

SATYRE CHEZ CHARLIE

Satyre trop fort de tous les côtés

Le sourire ici est même imposé

La caricature implose, une rose

Une épine sur la tige des proses

 

Une balle dans une botte de foin

Les herbes d’un pays républicain

Se lèvent et bravent le vent malin

Ici on dessine ce que sera demain

 

Satyre de tous les côtés, les aimés

Les autres qui s’opposent, le blé

Les rois et les fous qui amusent

Mais satyre jamais plus que ruse

 

Une balle dans le buffet, qui vide

Non pas vaisselle, mais jeunes rides

L’armoire s’écroule sans combattre

Fous essuieront un jour les plâtres

 

Ils essuieront les larmes chaudes

Sur les moquettes et sous chaumes

Ils contracteront et pour toujours

Le simple gène qui impose l’amour

 

Satyre du jour …

 

Le temps n’est pas argent

Ne s’achète pas,

Il faut simplement

Être patient …

( 25 janvier, 2015 )

Soirée kermesse !

Le sourire est une arme que les moches ne détruiront jamais !

 

Soirée kermesse

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Né sur toile de lin savonnée marseillaise

Un vieux porc me berce sur terre glaise

Rien ne transperce la couche du balaise

Jusqu’à l’heure d’enfiler une fine alaise

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Il faut suivre, par Toutatis tout est hasard

Pour autant je n’en avais pas moins marre

Heureusement est arrivé fou de rire, César

Surtout sa somptueuse Cléopâtre, son phare

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Encore une punition  Ô viole des raisons

Juste pour quelques mots sur les moissons

Inquisition ne supporte miette d’évolution

Et ma tête encore, brûle comme juste néon

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Un vin de messe assure de belles saisons

Je m’enivre de récolter sans concession

Fruits de passion et chairs chaudes à foison

Le glaive et le sel s’imposent aux raisons

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

( 23 janvier, 2015 )

LE PIANO

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Sous les combles oubliés

Il s’accorde à ne plus jouer

Transpire sous ses feutres

Les vents, les rosées, les chaleurs

 

Il ne pleure plus

Depuis le temps

 

 Sous les combles oubliés

Il s’accorde, obstiné

Garde fine l’oreille ignorée

S’entraîne toute la journée

 

Personne n’entend

Ni son

Ni rien

Personne

 

Pourtant il vit encore

Même dans ce noir silence

Dans cette lourde absence

Il rêve entre noires et blanches

 

Il rêve

Un accord

Un clavier monochrome brillant

Un seul son, varié mais unifié

 

Il rêve

Qu’on le regarde

Que l’on réveille son âme vive

Et qu’avec lui s’accordent

Toutes les cordes de ce monde

 

Il rêve

Moi aussi …

( 23 janvier, 2015 )

L’ARNAQUE !!!

De grands yeux qui s’ouvrent sur la vie qui n’est que le couloir de la mort. On ne le sait pourtant pas à la sortie du ventre si fier de mettre au jour la descendance qui portera haut les couleurs d’un nom que l’on a hérité de nos pères.

Formatage culturel qui traverse le temps, passant même au travers des épidémies, formatage qui en partie viendrait du ciel, accompagné de prières à un Dieu garant de promesses pour l’éternelle vie. Formatage industriel au service d’états et de bandits qui vous ouvrent les bras et à qui surtout, il ne faut pas tourner le dos.

Pluie d’hommages à leurs drapeaux, quitte à y laisser la peau, faire ses eaux pour finir ainsi, la mère patrie abreuve ses gloires en vies et grave les pierres de souvenirs du passé. L’avenir des nouveaux nés se construit ainsi sur ces pages de fiertés que réservent les mémoires de cimetières de belles épopées.

Arnaque du temps pour ceux qui restent pour accompagner les enterrements et la solitude de chaque instant à la fois plomb et plume à l’échelle du néant. Il y a bien parfois le soleil pour mordre un peu la peau de ses chauds rayons et la pluie passagère pour engendrer dans nos champs, mais maintenant aussi, on dit que même la nature ment. Alors …

Alors demain se lèvera sur un matin d’arnaques que nous cachait le destin …

( 23 janvier, 2015 )

FOIRE AUX MOTS

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C’est en découvrant la terreur dans tes yeux

Que j’ai enfin découvert le plaisir

Tes cris accompagnaient mes premières jouissances

J’avais comme une envie folle de danser

 

Maman, pourtant je t’aimais plus que tout !

Mais il me fallait te consommer ainsi crue

Qui l’eu cru me disais-tu, rires d’enfant gâté

Voili, voilà c’est fait, ma bonne pâte a vécue

 

Par contre j’ai bien peur de mal te cuisiner

Tu réservais tes connaissances à ta fille aînée

A propos, ce soir elle est mon invité de choix

Je lui dirai que tu ne pouvais partager notre plat

 

Papa lui, viendra demain, je prendrai un peu de vin

Je mijoterai ta fille en petit coq sans seins

J’ai hâte d’être demain, j’aime quand papa se régale

Dommage, à la fin du banquet, vous ne serez du bal

 

Ces filles, on ne peut jamais compter sur elles

Elles perdent un temps fou à tenter d’être belles

Papa c’est certain sera plus que fâché demain

J’espère qu’il ne voudra pas me manger l’autre main

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