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( 25 janvier, 2015 )

SATYRE CHEZ CHARLIE

Satyre trop fort de tous les côtés

Le sourire ici est même imposé

La caricature implose, une rose

Une épine sur la tige des proses

 

Une balle dans une botte de foin

Les herbes d’un pays républicain

Se lèvent et bravent le vent malin

Ici on dessine ce que sera demain

 

Satyre de tous les côtés, les aimés

Les autres qui s’opposent, le blé

Les rois et les fous qui amusent

Mais satyre jamais plus que ruse

 

Une balle dans le buffet, qui vide

Non pas vaisselle, mais jeunes rides

L’armoire s’écroule sans combattre

Fous essuieront un jour les plâtres

 

Ils essuieront les larmes chaudes

Sur les moquettes et sous chaumes

Ils contracteront et pour toujours

Le simple gène qui impose l’amour

 

Satyre du jour …

 

Le temps n’est pas argent

Ne s’achète pas,

Il faut simplement

Être patient …

( 25 janvier, 2015 )

Soirée kermesse !

Le sourire est une arme que les moches ne détruiront jamais !

 

Soirée kermesse

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Né sur toile de lin savonnée marseillaise

Un vieux porc me berce sur terre glaise

Rien ne transperce la couche du balaise

Jusqu’à l’heure d’enfiler une fine alaise

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Il faut suivre, par Toutatis tout est hasard

Pour autant je n’en avais pas moins marre

Heureusement est arrivé fou de rire, César

Surtout sa somptueuse Cléopâtre, son phare

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Encore une punition  Ô viole des raisons

Juste pour quelques mots sur les moissons

Inquisition ne supporte miette d’évolution

Et ma tête encore, brûle comme juste néon

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Un vin de messe assure de belles saisons

Je m’enivre de récolter sans concession

Fruits de passion et chairs chaudes à foison

Le glaive et le sel s’imposent aux raisons

 

Pince moi donc les fesses ma chère Inès

Je rêve de noyade dans un bain de messes

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

Cauchemar sans fin qui jamais ne cesse

 

( 23 janvier, 2015 )

LE PIANO

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Sous les combles oubliés

Il s’accorde à ne plus jouer

Transpire sous ses feutres

Les vents, les rosées, les chaleurs

 

Il ne pleure plus

Depuis le temps

 

 Sous les combles oubliés

Il s’accorde, obstiné

Garde fine l’oreille ignorée

S’entraîne toute la journée

 

Personne n’entend

Ni son

Ni rien

Personne

 

Pourtant il vit encore

Même dans ce noir silence

Dans cette lourde absence

Il rêve entre noires et blanches

 

Il rêve

Un accord

Un clavier monochrome brillant

Un seul son, varié mais unifié

 

Il rêve

Qu’on le regarde

Que l’on réveille son âme vive

Et qu’avec lui s’accordent

Toutes les cordes de ce monde

 

Il rêve

Moi aussi …

( 23 janvier, 2015 )

L’ARNAQUE !!!

De grands yeux qui s’ouvrent sur la vie qui n’est que le couloir de la mort. On ne le sait pourtant pas à la sortie du ventre si fier de mettre au jour la descendance qui portera haut les couleurs d’un nom que l’on a hérité de nos pères.

Formatage culturel qui traverse le temps, passant même au travers des épidémies, formatage qui en partie viendrait du ciel, accompagné de prières à un Dieu garant de promesses pour l’éternelle vie. Formatage industriel au service d’états et de bandits qui vous ouvrent les bras et à qui surtout, il ne faut pas tourner le dos.

Pluie d’hommages à leurs drapeaux, quitte à y laisser la peau, faire ses eaux pour finir ainsi, la mère patrie abreuve ses gloires en vies et grave les pierres de souvenirs du passé. L’avenir des nouveaux nés se construit ainsi sur ces pages de fiertés que réservent les mémoires de cimetières de belles épopées.

Arnaque du temps pour ceux qui restent pour accompagner les enterrements et la solitude de chaque instant à la fois plomb et plume à l’échelle du néant. Il y a bien parfois le soleil pour mordre un peu la peau de ses chauds rayons et la pluie passagère pour engendrer dans nos champs, mais maintenant aussi, on dit que même la nature ment. Alors …

Alors demain se lèvera sur un matin d’arnaques que nous cachait le destin …

( 23 janvier, 2015 )

FOIRE AUX MOTS

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C’est en découvrant la terreur dans tes yeux

Que j’ai enfin découvert le plaisir

Tes cris accompagnaient mes premières jouissances

J’avais comme une envie folle de danser

 

Maman, pourtant je t’aimais plus que tout !

Mais il me fallait te consommer ainsi crue

Qui l’eu cru me disais-tu, rires d’enfant gâté

Voili, voilà c’est fait, ma bonne pâte a vécue

 

Par contre j’ai bien peur de mal te cuisiner

Tu réservais tes connaissances à ta fille aînée

A propos, ce soir elle est mon invité de choix

Je lui dirai que tu ne pouvais partager notre plat

 

Papa lui, viendra demain, je prendrai un peu de vin

Je mijoterai ta fille en petit coq sans seins

J’ai hâte d’être demain, j’aime quand papa se régale

Dommage, à la fin du banquet, vous ne serez du bal

 

Ces filles, on ne peut jamais compter sur elles

Elles perdent un temps fou à tenter d’être belles

Papa c’est certain sera plus que fâché demain

J’espère qu’il ne voudra pas me manger l’autre main

( 22 janvier, 2015 )

HARLEM HELLFIGHTERS

 

Drôle de partition dans les tranchées 

Pour ces hommes de bronze, acharnés 

A défendre le droit de vivre hors délit 

Acharnés à sourire, quitte à mourir ici

Prix fort à payer pour la simple liberté 

Black rang interdit d’approcher le blanc 

Black sourire sous french commandement

 

 Trajet de l’Afrique au vieux continent

C’est l’Amérique et son 369e régiment

 Trajet de l’honneur sur route de sang 

Jusqu’à Berlin leur musique s’entend

 

 Prix fort à payer pour la simple liberté

 Black rang interdit d’approcher le blanc

 Black sourire sous french commandement

 

 Harlem est loin mais le jazz se répand

 D’être la en sacrifice sur le sol géant

 Doré par les éclats de si folles rencontres

 Entre toute l’humanité et son pire ennemi

 

 Prix fort à payer pour la simple liberté

 Black rang interdit d’approcher le blanc

 Black sourire sous french commandement

 

 Le ciel brille sur ta fière médaille dorée

 Mais la ségrégation se prive de ton défilé

 Sur les champs tu as rencontré l’avenir bleu

 Et le ciel qui s’ouvre enfin, plus heureux

 

 Prix fort à payer pour enfin exister

 Black rang sous les applaudissements

 Deviendra un jour Ricain finalement !

 

 

 

 

 

( 22 janvier, 2015 )

LA SIRENE

Grand lac qui s’éloigne en de douces vagues bleues

 

Emportant mon regard froissé comme sec papier

 

A cheval entre hier et demain une de mes larmes se fige

 

Sur les cercles qu’un cygne trace blanc d’indifférence

 

 

 

Les remous tentent une dernière conquête de mon âme

 

Plus haut, quelques montagnes tendent un cou blanc

 

Mes idées noires volent en éclats et en bas m’inondent

 

La berge de graviers m’invite entre ces deux mondes

 

 

 

Une main plonge avec une certitude hors du commun

 

Les bas fonds du lac semblent être peau de son chemin

 

Peau de chagrin elle me pêche comme saumon fumé

 

Et m’arrête dans ma conquête d’enfin vivre la liberté

 

 

 

Sirène qui chante si fort aux matins des désespoirs

 

Il était moins cinq que je ne sombre dans ce vieux port

 

Si blême était mon corps qui ne voulait plus être mort

 

Si même le lac vivrait d’une houle bleue qui endort

 

 

 

( 22 janvier, 2015 )

SODOME ET COMORES

Sodome et Comores

Le Dieu souverain rêve de riches paillotes

La rue souffre dans les âmes de Mayotte

Il semble que le vote ait parlé

Refusant la souveraineté

Quitte à n’avoir que les yeux

Et pour pleurer

Quelques larmes bleues

Refusant le blanc trop vaniteux

Et le rouge qu’enchantent les sillons

 

Sodome et Comores

Le Dieu souverain rêve de riches paillotes

La rue souffre dans les âmes de Mayotte

De ces îles qui vivaient aux saisons

En bons voisins

De ces îles privées de frontières

Le souverain a posé une grosse pierre

Sans même respecter le ciment amer

Reste sur le sable sec un lot de misères

Des cousins vivants outre mer

 

Sodome et Comores

Le Dieu souverain rêve de riches paillotes

La rue souffre dans les âmes de Mayotte

Alors s’emmaillotent dans les couleurs

Les enfants

Le père hexagonal remballe les parents

Restent dans les rues de blanches dents

Aux bons soins de l’état des dispensaires

On se sert mais on bataille la misère

 

Sodome et Comores

Le Dieu souverain rêve de riches paillotes

La rue souffre dans les âmes de Mayotte

L’âme des îles défile sur les barques

De nuit

Comme un voleur

De nuits sans couleurs, comme vol d’espoir

Un viol de la nouvelle loi, sans peur

Juste pour embrasser les odeurs du lien

 

Sodome et Comores

Le Dieu souverain rêve de riches paillotes

La rue souffre dans les âmes de Mayotte

 

( 18 janvier, 2015 )

DANSE AVEC MOI ….

Danse avec moi

 

Juste une hallucination en acrylique sur toile de lin

Juste une hallucination en acrylique sur toile de lin

 

Sang noir dans mes pas

Suis moi, sans couleur

Semblant ne le fait pas

Suis moi, zen, sans peur

 

Sans même boire ma foi

Mais surtout ne fuit pas

Avance un pied maladroit

Avant l’autre plus adroit

 

Ici on ne rêve que samba

On se saoule dans ses bras

Ici on se balance du froid

La chaleur pense sans débat

 

Frappe ce gros bambou creux

Frappe fort sur le nœud

Il ne cassera jamais un pied

Qui ne pense qu’à danser

 

Embrasse ce sable fin doré

Laisse l’eau bleue t’avaler

Un instant salé qui se danse

Dans les pas que j’avance

 

Sang noir dans mes pas

Suis moi, sans couleur

Semblant ne le fait pas

Suis moi, zen, sans peur

 

 

 

( 18 janvier, 2015 )

Ils l’ont fait !!!

Ils l’ont fait !

 

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On attendait le pire de cette armée égarée

De cette sombre armée qui se gave de folie

On attendait le pire, on l’a eu, avec le son

On l’a eu avec l’image et la rage contagieuse

 

Nos voisins, partout dans ce monde décapité

Nos cousins parfois, seront-ils aussi infectés

Le virus des esprits faibles fait son chemin

Est-ce aujourd’hui pour l’humain son destin ?

 

Comment combattre l’ombre derrière les yeux

Comment viser la folie qui se cache haineuse

Sous un visage commun que l’on croise souriant

On attendait le pire, le diable est bien vivant

 

Puis le doute d’une vieille promesse se lève

Les mauvais élèves de la liberté font la brève

La une d’un carnage qui dessine contre les uns

Et tous les autres de ce pays ému républicain

 

L’absolu respect de la liberté d’exprimer tout

D’exprimer même sous des formes de fous

Le simple droit, assassiné d’un monde ouvert

Il souffre, mais va vite remettre le couvert !

 

Sous les chaumières froides, grande solitude

Se partage, à travers tout un monde d’émules

Un vent de force encore inconnue, file son train

Et rassemble les destins à ne faire plus qu’un

 

Demain peut-être s’ouvrira une belle fenêtre

Sur un monde enfin réuni sans mal-être

Avant que ne s’installe la noire nuit sans fin

Qui rode pour nous priver des clairs matins

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