( 22 janvier, 2015 )

LA SIRENE

Grand lac qui s’éloigne en de douces vagues bleues

 

Emportant mon regard froissé comme sec papier

 

A cheval entre hier et demain une de mes larmes se fige

 

Sur les cercles qu’un cygne trace blanc d’indifférence

 

 

 

Les remous tentent une dernière conquête de mon âme

 

Plus haut, quelques montagnes tendent un cou blanc

 

Mes idées noires volent en éclats et en bas m’inondent

 

La berge de graviers m’invite entre ces deux mondes

 

 

 

Une main plonge avec une certitude hors du commun

 

Les bas fonds du lac semblent être peau de son chemin

 

Peau de chagrin elle me pêche comme saumon fumé

 

Et m’arrête dans ma conquête d’enfin vivre la liberté

 

 

 

Sirène qui chante si fort aux matins des désespoirs

 

Il était moins cinq que je ne sombre dans ce vieux port

 

Si blême était mon corps qui ne voulait plus être mort

 

Si même le lac vivrait d’une houle bleue qui endort

 

 

 

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