( 7 janvier, 2015 )

Le regard perdu !

Image de prévisualisation YouTube

 

Le regard perdu.

 

 

 

 

Regard absent,

Le temps passe sur mon trottoir

Le rendement de ceux qui courent

Stressés par le temps

Ne laisse place à aucun instant de prose

Pourtant

Même les meilleurs aujourd’hui reposent

 

Toujours trop pressés, ils brassent,

Matin et soir

Je voudrais les rejoindre, mais n’ai point de place

Le bateau qui les porte affiche complet

Pourtant

J’ai enfilé mes plus beaux effets

 

Sur mon trottoir, le monde semble sans face

De devant, de derrière,

Aucun regard ne menace

De devant, de derrière,

Aucun regard à fixer

Il semblerait qu’accélérer la vie,

C’est aussi l’arrêter.

 

Assis sur mon carton,

Tétanisé par le froid de la nuit

L’estomac plié par la faim

La peau rongée de salissures

Je regarde, m’interroge,

Une chose cependant est sûre

Le froid et la faim me porteront dans la grande nuit.

 

Mais ce qui me manquera le plus,

C’est ce regard perdu….

( 7 janvier, 2015 )

Petit passage de la soirée PoéZique à Cultur’Café !

Image de prévisualisation YouTube
( 1 janvier, 2015 )

JUIN 1944

Image de prévisualisation YouTubeImage de prévisualisation YouTube

Juin 1944

 

 

 

 

Entre le monde conscient et la tour du ciel

Entre la tour Eiffel et la liberté

Les plages de sable fin

Vomissent dans les vagues salées amères

Le rouge explosé des viscères de la guerre

 

Un pont de misère s’enchaîne de futures prières

Dans la cave d’Hitler il ne fait pas encore clair

Quand la vapeur emporte les derniers trains

Les plages ne sont que trop rouges de bains

Qui  font le pari de boire dans la vie de demain

 

Le quai des décès abonde et emporte

Les clients qui ne manquent le saint retour,

Au pied de cette arbre, fripé de feuilles mortes

Pour une fois, à l’impitoyable heure immonde

Le temps ne s’offre que des fins de jours !

 

Paris se réveille et vomi son dernier repas

Les pas sonnent les couleurs d’un nouveau jour

Résonnent de mélodies d’un nouveau monde

La peur et l’envie n’empêchent pas les sourires

Le pire peut-être ne pourra vraiment s’éviter

 

Sur les ultimes crimes de l’humanité

La nuit enfile son dernier pyjama

Se pose sur un oreiller de regrets

La vie tourne les pages

Qui ne se lisent aujourd’hui qu’en images

Dans les petits cahiers d’enfants sages

 

( 1 janvier, 2015 )

SOLDAT !

Soldat !

 

 

 

Sous les toits

Combien sommes nous

 

Combien sommes nous

A penser à toi

 

Toi qui au front de l’oublie

Abrite nos vies

 

De prés ou de loin

Pompier des douleurs

 

Sur le trottoir ou dans le sable

Coiffé aux couleurs

 

Sous le toit du monde

Ou sur les mers immondes

 

Avec un sourire fier

Ou un rictus amer

 

Pour un drapeau de pierres

Ta vie

N’est que route de guerres

 

Ta vie de couturière

Ne pense qu’à en découdre

 

À titre posthume peut-être

Tu deviendras célèbre

Fier soldat inconnu

 

Sous les toits

Combien sommes nous

A penser à toi !

( 1 janvier, 2015 )

LA TABLE

 

 

La table

 

 

 

Sur la table à repasser les rêves

Je m’applique avec soin

Du matin au soir

Comme un esclave

J’embrume les plis de mémoire

J’aime croire

J’aime boire les douces couleurs

Du matin au soir

Les yeux mi-clos

Je reste au chaud

Sous le fer à défroisser les vents

J’installe mes valeurs

Mes peurs valsent sans sueur

Les rêves se plient à mes humeurs

Les images brûlent les douleurs

J’aime voir

La douceur des petits plats d’hier

La senteur des épices qui glissent

Dans l’assiette que tend maman

Puis vient le vent

Tout s’efface

Alors je repasse mes plis de mémoire

Une fenêtre s’entrouvre de sourires

Son visage éclaire ma cave

Il fait beau temps

Un oiseau cri de plaisir

Puis revient le vent

Alors je repasse

Encore et encore mes plis délire …

 

 

( 31 décembre, 2014 )

ECOUTEZ AVEC MOI …

 

Les cordes sont douces et pourtant
Ecoutez bien
Le son rentre jusque dans le bas du ventre
Ecoutez encore
Non il ne chante pas
Sa voix danse
Ses mots

Pansent les années faites de ronces
Il fête la fin des pierres et ponce
Il n’est qu’un Jean et de Paul do ré
Mime un fa cil, sur ce manche de fée
Ecoutez avec le coeur
Entre deux cordes il assemble les silences
Ecoutez bien
Il rentre maintenant en transe

Je le vois qui se balance

Son regard court à l’horizon

Retrouve l’origine de ses raisons
Puis s’enfume un jeu de brindilles
Ecoutez le cri des flammes

Il accompagne celui du blues
Sentez cette odeur, cette chaleur

Partagez avec moi cette douceur

L’ambiance d’une soirée simple
Ecoutez avec moi

 

Vous entendez ?
Alors je ne suis plus seul maintenant …

Juste une hallucination en acrylique sur toile de lin

Juste une hallucination en acrylique sur toile de lin

( 31 décembre, 2014 )

MEKTOUB

Gaza et sa bande encore

Du bruit toute la nuit

L’artificier n’est pas mort

La fête explose et rie

Encore une nuit sous le décor

 

Mektoub les corps sans vie

Et basta la terre sainte

Partage n’est qu’en prières

Vaines, et depuis des lustres

L’entêté explose de rires

Sur les terrasses, mise en bière

 

Mektoub les corps sans vie

Basta les enfants, les mamans

La rage, trouve partout le sang

Rouge Juif ou musulman

Pourvu qu’il coule longtemps

Pourvu qu’il trouble le temps

 

Mektoub les corps sans vie

Jésus cristallise vos envies

Dans un puits de tendresse

Il dresse son drapeau, son pi

Tétez donc mamelle qui se presse

Mektoub, dansez donc la vie

Les pas sont aussi de plaisir

Sur le rythme des sourires

 

Mektoub

Regardez venir le printemps

Mektoub braves gens

Le temps est passé

Mélangez dans vos prières

Qui, une tasse de thé

Qui, un regard partagé

 

Olé

Mektoub, enfin le printemps

Le temps est passé

Les bombes sont glacées

Pleurent,

Ne veulent plus tuer

Ne veulent plus déchirer le temps

Ni le cuir de vos enfants

 

Mektoub

( 31 décembre, 2014 )

Soirée « Poésique  » à Cultur’Café le 20/12/2014

 

Image de prévisualisation YouTube

Sables d’Algérie

 

Comme un infini qui s’évade sans laisser de traces

Sous le plomb d’un gris ciel privé de ses couleurs

Tu laisses à tous les vents grands loisirs qui agacent

Le sable en fait son jeu, rentre de partout sans peur

 

Je regarde au plus loin mais ne trouve que la sueur

Une dune me prête un instant son ombre qui s’efface

Puis enfin la douce lune fait place aux rudes chaleurs

Mon cœur retrouve un peu d’espace et ne s’en lasse

 

Sous ma tente de fortune je revois mes pères d’hier

Ils ont fait leur chemin, sous terre ils sont de demain

Ceux à qui j’offre dés maintenant toutes mes prières

Même si je n’ai encore croisé le fameux père divin

 

Au petit matin une odeur de menthe casse le silence

Les hommes bleus s’empressent de lâcher des sourires

Le désert soudain me semble bien moins immense

Le thé coule sans frein, dans les tasses de fous rires

 

Un doigt m’indique le droit chemin d’une folle étoile

Plis ma toile et maintenant ne la quitte plus des yeux

Le ciel n’offre qu’une fois la chance de braver ce voile

Si sur la route on rencontre au hasard les hommes bleus

 

 

 

( 30 décembre, 2014 )

Nocturne en bord de mer

Acrylique sur toile de lin

Acrylique sur toile de lin

Un baiser pour l’éternité

Ce soir je vais peindre le bateau
Celui qui conduira notre croisière
Il sera tout fait de bois, très beau
Je vais m’appliquer aux matières

Il fait beau temps, c’est superbe
Les vagues mystères de nos vies
Se lâchent lentement sur la houle
Et transportent, au loin qui brille

Tous nos désirs sont à flot
La quille au fond de nos envies
On ne rame plus le plaisir faux
Il fait beau temps, sur nos vies

Regarde ce ciel comme miel
Il fond sur la toile de nos désirs
Ce bleu profond comme l’amour
Qui au fond s’épuise de douceur

Quelles écumes pour la couleur
Mais ici tout reste tendresse
Regarde le sourire des dauphins
Ils accompagnent nos délires

Ce soir je vais peindre le bateau
Celui qui conduira notre croisière
Il sera tout fait de bois, très beau
Je vais m’appliquer aux matières

Je poserai sur tes lèvres, mes envies
Je poserai avec, mon âme aussi
Je poserai tout mon corps et ici
Je poserai le baiser de toute ma vie

( 30 décembre, 2014 )

Bonjour à vous !

Image de prévisualisation YouTube

 

Les mots ne sont rien quand ils restent figés sur un papier ou dans la tête. Ils peuvent être de la fête, si quelques copains se lancent dans une aventure musicale pour sublimer une soirée.

 

123
« Page Précédente
|